Non catégorisé

Mardi 3 juillet 2 03 /07 /Juil 17:00

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Ala

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Lundi 2 juillet 1 02 /07 /Juil 18:00

Elle essaie de joindre AC/DC31 mais y répond pas :)

 

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Lundi 2 juillet 1 02 /07 /Juil 13:30

À qui confier son fétichisme des collants lorsqu’on est un jeune Français de 20 ans ?

Ce que j’ai vécu lorsque mon obsession sexuelle est devenue un truc que j’ai été contraint de cacher.

Je suis un fétichiste des collants. Je prends beaucoup de plaisir sexuel simplement en caressant les jambes d'une fille qui en porte. Car ce sont les jambes qui m'attirent le plus. Je ne fantasme pas sur les culs, ni les seins. Avec le temps, j'ai développé diverses techniques qui me permettent de toucher les jambes d'une fille en collants, et ce, sans passer pour un pervers. C'est ce que je fais parfois en soirée. Comme on me considère comme quelqu'un de tactile, ce n'est jamais très difficile.

Je ne sais plus depuis combien de temps j'ai cette attirance pour les collants – elle s'est affirmée progressivement. Déjà à l'école primaire, je sautais sur les jambes des filles qui en portaient, ce qui m'a valu quelques visites chez un psychologue. Au collège, je regardais les jambes des filles qui en mettaient. Vers la classe de 4e, j'ai commencé à prendre discrètement des photos de jambes de filles avec mon iPod. C'est vers ce moment-là que j'ai compris que c'était une attirance sexuelle : les pulsions que j'avais en primaire – sauter sur les jambes des filles – s'étaient transformées en envie de me masturber.

Il m'arrivait souvent de m'asseoir à côté d'une fille en collants pendant les cours, je faisais tomber un stylo au niveau de ses jambes puis j'en profitais pour passer la main sur sa jambe en faisant croire que ce n'était pas voulu. La vérité, c'est que je prenais plaisir à faire ça.

Mon fétichisme pour les collants dérive d'une première passion pour les jambes des femmes. Ce n'est pas une paraphilie. Il n'existe aucune étude scientifique sur mon cas, mais d'après Internet, nous sommes plein. On trouve sur YouTube une multitude de vidéos liées à ce fétichisme. Notamment des gens qui filment les jambes de femmes en collants dans le train, le métro ou dans la rue. Parfois, on tombe sur des vidéos de teasing tournées par des filles plutôt jolies qui en portent. Il suffit de taper « pantyhose » sur YouTube (relativement NSFW) pour convaincre que mon fantasme sexuel pour les collants touche beaucoup d'hommes et de femmes. Il m'arrive bien sûr de me masturber sur ce genre de vidéos – plus souvent que sur du porno traditionnel.

Il existe aussi du porno lié aux collants. Si vous faites un tour sur PornHub (très NSFW), vous verrez des séquences où l'acteur se tape l'actrice à travers un trou fait dans ses collants afin d'accéder seulement à son vagin.

Dans ma vie, il est rare que je demande à une inconnue de me donner ses collants. Je ne suis pas un creep. Toutefois, je le demande systématiquement à ma copine lorsque j'en ai une. Pour l'heure, toutes ont accepté. Il arrive également que j'achète parfois moi-même des paires de collants. La première paire que j'ai eue, je l'ai volée à une fille dans les vestiaires pendant un cours d'EPS. Certes, j'avais trouvé que voler la paire était déjà très excitant en soi, mais pouvoir la porter en suivant l'était encore plus. Je l'ai utilisée pour me masturber dedans. Dès la première fois, j'ai trouvé ça génial.

Je me suis mis à en voler de plus en plus souvent, dans les corbeilles à linge la plupart du temps. J'étais bien plus jeune. J'ai maintenant mis un terme à cette habitude. Depuis, je porte moi-même des collants sous mon pantalon, de temps en temps en hiver. J'aime le fait d'en porter sans que personne ne le sache. Toutefois, je ne me masturbe pas lorsque je porte des collants ; je me masturbe dans des collants prévus à cet effet.

Toutefois, j'ai très peu d'amis et amies auxquels j'ai avoué mon fétichisme. Par peur d'une chose : être rejeté.

Je compte les amies filles à qui je l'ai confié sur les doigts de la main. Toutes sont assez ouvertes d'esprit. Parfois quand je leur en parle, c'est dans le but de m'attirer leurs faveurs. En général, j'arrive à faire passer la pilule en prétextant qu'il n'y a « rien de sexuel » là-dedans. C'est vrai et faux à la fois, car si les collants m'excitent sexuellement, je me limiterai de toute façon à les toucher. En revanche, j'évite autant que possible de leur dire qu'il m'arrive de me masturber dedans.

Je n'ai qu'une seule amie qui accepte d'en porter pour moi. Elle m'en a déjà fait profiter d'une manière non sexuelle, en me laissant toucher ses jambes.

Toutefois, je l'ai déjà avoué à des filles que je connais peu – notamment sur les sites de rencontre. Souvent leur réaction est négative. À dire vrai, cela ne m'étonne pas plus que ça ; mon fétichisme peut faire peur. D'autres filles paraissent amusées par mon fétichisme, d'autres encore se moquent de moi. Je les comprends aussi.

Car mon fantasme peut provoquer des situations gênantes. La pire a eu lieu il y a deux ans. Une amie de ma grande sœur, qui portait toujours des collants, venait alors régulièrement regarder des films chez ma sœur l'après-midi. J'étais en première année de bac pro. J'allais parfois chez ma sœur quand son amie venait, et je regardais un film avec elles. Je n'ai pas pu m'empêcher de toucher ses collants, presque toute la durée du film. La deuxième fois que j'ai fait ça, elle s'est éloignée de moi ; là, j'ai compris qu'elle avait compris.

Plus tard, elle m'a contacté sur Facebook et avec elle, j'ai parlé de mon fétichisme. Elle a bien voulu me laisser toucher ses collants pendant deux ou trois jours, puis elle s'est rétractée à cause de notre légère différence d'âge. Elle m'a dit plus tard par messages interposés qu'il « fallait que j'arrête ça ». J'ai appris par la suite qu'elle en avait parlé à son copain. Aujourd'hui encore celui-ci demeure jaloux vis-à-vis de moi. Je la fréquente encore régulièrement ; dès que je la vois, c'est toujours très embarrassant.

D'une manière générale, je fais en sorte de garder autant que possible mon fétichisme pour moi. Je l'ai annoncé seulement à des potes très proches. Lorsque je le fais, je le dis d'une manière à ne pas passer pour un déviant sexuel. J'annonce tout simplement que « j'aime bien les collants », que je « trouve ça doux et sexy ». La plupart sont d'accord et acceptent mon point de vue. Par chance, jamais un seul de mes potes ne s'est moqué de moi pour ça.

Si j'évite d'en parler en mon nom, je n'ai aucun problème à en parler dans l'anonymat – comme ici. Il existe de nombreuses communautés de fétichistes des collants, mais aucune ne parle de la vie des fétichistes. En effet, la plupart sont juste des forums de partage de photos de femmes en collants, ou bien des plates-formes afin que des filles partagent des photos d'elles en collants – il est important de noter qu'il existe des filles qui ont ce fétichisme. Sur Reddit, il existe un groupe dédié à ce fétichisme, et qui est très actif.

Je n'ai aucun ami dans la même situation que moi. Je connais deux ou trois potes qui aiment bien les collants, mais aucun n'a jamais reconnu en porter ou se masturber à l'intérieur. Je crois de toute façon que je n'ai pas besoin de faire partie d'une « communauté ». Je ne cherche pas à rencontrer d'autres fétichistes dans mon genre. Toutefois, je suis convaincu que pouvoir en parler en public des fétichismes permettrait de les faire connaître. Et peut-être que certains en auraient moins honte.

De fait, les gens comme moi ont souvent honte de leur fétichisme. La plupart des gens ne sont pas prêts à accepter ce qui est différent. On nous catégorise comme « déviants », quand bien même nous sommes tout à fait normaux. Juste parce qu'une majorité d'hommes hétérosexuels aime les seins des femmes, ce fantasme est considéré comme « normal ». Et irrémédiablement, dès qu'un fantasme moins connu se présente à eux, comme ma passion pour les collants par exemple, ces mêmes personnes aiment en faire un sujet de moquerie, le tourner en dérision. Comme si ça ne les concernait pas.

Mais en y réfléchissant, on a tous un comportement ou une habitude qui nous rend bizarre. Un truc sexuel ou pas, d'ailleurs.

Aujourd'hui, j'aurais encore terriblement honte d'afficher mon fétichisme en public. À dire vrai, j'aimerais le voir disparaître, car il me pourrit la vie. Dans les transports en commun, au restaurant, dans la rue : partout où il y a des femmes qui portent des collants, je suis obligé de regarder – et je ne pense plus qu'à ça. C'est devenu assez handicapant. Les seuls moments où ça se calme, c'est quand j'ai une petite copine qui en porte pour moi. J'ai déjà pensé à aller voir un psychiatre. Mais de toute façon, j'ai honte de parler de ça à quelqu'un, de visu, pour régler un problème avec lequel je suis condamné à vivre toute ma vie. Ça ne servirait à rien.

Car je suis certain que d'ici quelques années, mon fétichisme sera le même. Il aura conservé la même intensité. Mais je suis tout aussi persuadé que j'aurai la même vie sexuelle que n'importe quel homme. J'espère, qui sait, que les gens seront dès lors plus ouverts. Et une chose est sûre : la femme qui partagera ma vie et mon lit sera au courant de l'intégralité de mon fétichisme. Toutes mes envies, tous mes secrets. Pour moi, c'est cela le vrai amour : se faire plaisir mutuellement, sur tous les points où il est envisageable de le faire. C'est pourquoi, avec un peu de chance, elle portera des collants de temps en temps pour me faire plaisir.

Par collant
Lundi 2 juillet 1 02 /07 /Juil 11:00

J'avais évoqué dans ces deux articles de 2010 puis de 2012, la passion des dolls, ces poupées réalistes pour satisfaire les besoins des hommes. En voici d 'autres...

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Par collant
Dimanche 1 juillet 7 01 /07 /Juil 10:30

livre-lycra2.jpgLes collants en lycra ont transformé... ma vie sexuelle !

Encore toute jeune, Marie-Anne découvre que le contact des collants en lycra lui donne des envies furieuses de masturbations. Elle adore se caresser à travers le collant. Elle trouve que c'est plus pervers que directement sur le sexe. Elle remarque aussi que, chaque fois qu'elle porte des collants sous des jupes courtes, les garçons et les filles ont tendance à " tourner autour d'elle ". A croire que le lycra lui donne un " air vicieux " qui excite tout son entourage. Faut-il s'étonner qu'elle en vienne, après de multiples expériences " à travers " son collant, à poser pour une marque de lingerie coquine. Aïcha, la photographe, va la pousser de plus en plus vers la coquinerie en dessous vaporeux. Il faut dire que cette photographe aime beaucoup ses " modèles " quand elles sont aussi perverses que Marie-Anne. Et qu'elle est volontiers partageuse, car les messieurs aussi aiment beaucoup le lycra. Parions que les lecteurs seront, eux aussi, très friand de ces gracieux emballages...

 

Débuter la lecture


Il y a quelques jours, j’ai fêté mon vingt-troisième anniversaire. Quand je regarde en arrière, c’est avec stupeur que je pense au chemin parcouru. Moi qui suis issue d’un milieu petit-bourgeois, qui ai passé mon enfance et mon adolescence dans une banlieue paisible de la région parisienne, j’ai été prise dans un tourbillon, en classe de terminale. J’étais une élève sage et studieuse, en avance d’une année, ne pensant qu’à réussir son bac… et si, un beau jour, je n’avais pas enfilé une paire de collants, je n’aurais pas dévié du chemin sans surprise qui m’était promis…

J’avais seize ans. Je menais une vie banale. Mon père était commercial, ma mère assistante de direction, notre pavillon ressemblait aux autres. J’allais au lycée, à cinq minutes de la maison. Je me destinais à être institutrice.

Ma classe comptait vingt-deux filles pour cinq garçons. Il y avait de tout : des splendides, des moches, des entre les deux. Je n’ai jamais su dans quel camp me situer. Ma meilleure amie, une petite rousse, Cynthia, me disait souvent que j’étais belle. Moi, je ne m’appréciais que modérément. J’ai souvent regardé des photos de moi à cette époque. A vrai dire, je n’ai pas vraiment changé physiquement, car à seize ans, j’étais déjà formée, et cependant je me rends compte que je me suis métamorphosée. Tout cela à cause des collants.

Sur ces photos, je vois une fille blonde, pas très grande, avec de longs cheveux, des yeux d’un bleu délavé, dont on disait qu’ils faisaient mon charme. Je me trouvais trop ronde.

Je me souviens de mon premier flirt comme d’un échec. Un garçon du lycée. Il était plutôt mignon, timide. Quand il m’a invitée au cinéma, j’ai dit oui. Il m’a raccompagnée à la maison, m’a embrassée. Comme toutes mes copines, j’avais envie de faire l’amour. Le sexe représentait pour moi un continent inconnu, riche de mille promesses. Aussi j’ai pris l’initiative de l’inviter un soir où mes parents n’étaient pas à la maison. Comme il était plutôt timide, je savais que si je voulais parvenir à mes fins, je devrais être audacieuse. Cependant, j’espérais que, le moment venu, il saurait prendre des initiatives.

Ce soir-là, j’ai mis un chandail sans rien dessous, une jupe courte sous laquelle j’ai « oublié » de mettre une culotte. Quand il est arrivé, il m’a semblé d’humeur plus aventureuse qu’à l’accoutumée. J’ai pensé que tous les espoirs étaient permis. Je lui ai dit que mes parents étaient absents, et que je lui avais préparé un petit repas. Il m’a embrassée sur le canapé ; ses mains se sont promenées sur moi. Etonné, il s’est rendu compte que je n’avais rien sous ma jupe. Je pensais qu’il se préoccuperait de me caresser, de m’embrasser, de me donner du plaisir, mais il n’en a rien été. Trois secondes après avoir touché mon sexe, il baissait son pantalon, faisant apparaître une queue congestionnée, sur laquelle il a ajusté une capote avec une habileté qui m’a fait penser que je ne devais pas être la première. J’ai basculé en arrière sur le divan.

Ça s’est passé très vite, je n’ai rien ressenti. Je crois, mais je n’ai aucune certitude, qu’il est rentré en moi, qu’il a fait deux ou trois allers-retours, avant de pousser un cri. Il est ressorti ; j’ai vu que le préservatif était rempli d’un liquide blanchâtre. Il m’a fait un sourire béat.

— C’était bien, hein ?

Nous avons dîné ensemble, mais je ne l’ai jamais revu. C’était peu de dire que j’étais déçue.

C’est le hasard qui m’a fait découvrir les collants, cette année-là. En février, il a fait très froid. J’avais, la semaine précédente, fait du shopping avec une copine, et nous avions toutes les deux fait le choix, dans une boutique à bon marché, de nous procurer un ensemble identique, une jupe en jean et un blouson du même matériau. Par jeu, nous avions décidé qu’un jour donné, nous porterions la même tenue.

Ce matin-là, donc, j’ai tenu ma promesse. J’ai passé d’abord le haut, T-shirt puis veste, et enfin la jupe, qui s’arrêtait un peu au-dessus du genou. C’était l’une des journées les plus froides du mois, j’avais froid aux cuisses.

J’ai pensé que je pouvais mettre des collants. Cela faisait bien sept ou huit ans que je n’en avais pas mis. J’en gardais un mauvais souvenir : la matière m’irritait la peau.

Surmontant ma répugnance, je me suis glissée dans la chambre de ma mère. Elle rangeait ses sous-vêtements dans une grande commode. Il y avait un étage pour les slips, un pour les soutiens-gorge, le dernier pour les collants. Nous avions toutes deux la même taille.

Son tiroir regorgeait de collants, mais aussi de bas. Des dizaines et des dizaines. J’ai attrapé une boîte, pêché dedans une boule de nylon fumé. Je suis revenue dans ma chambre. Il ne me restait que peu de temps, sinon j’allais rater le bus.

J’ai engagé mes pieds dans les extrémités du collant ; j’ai tiré jusqu’à mi-cuisses, avant de remonter l’enveloppe de lycra autour de ma taille.

Je me suis examinée dans la glace murale. La partie supérieure du collant était opaque, je ne regrettais pas d’avoir retiré ma culotte : on ne voyait rien. Je me trouvais différente. J’avais l’impression que mes jambes étaient galbées, remodelées. J’avais le sentiment, que, par la simple grâce de cette paire de collants, je devenais plus séduisante.

J’en ai eu la confirmation en descendant l’escalier. Mon père m’a regardée, interdit.

— C’est bien la première fois que tu te fais belle. Tu as un amoureux ?

L’impression s’est confirmée quand je me suis engagée sur le trottoir. J’ai senti un regard sur moi. Je me suis retournée. C’était le voisin, dans la trentaine, un séduisant blond avec des cheveux coupés très court. Je le matais souvent quand il partait travailler, le matin, et le soir, quand il rentrait. Il représentait un rêve inaccessible pour moi : l’homme mûr qui me ferait connaître l’amour. Il était marié à une voluptueuse rousse. Ce n’était pas sans un pincement de cœur que je le voyais, sur le pas de la porte, se séparer d’elle avec regret. Parfois, elle était nue. Une fois même, elle s’est accroupie pour le débraguetter, prendre sa queue une seconde en bouche, avant de la remettre en place.

Je me masturbais en y repensant. J’imaginais que ce n’était pas la rousse voluptueuse qui attendait le beau blond, mais moi… Je m’agenouillais pour lui faire ce que je n’avais jamais fait à aucun homme : une pipe.

Et voilà que ce matin-là, je sentais son regard sur moi. Un regard d’homme. A cause de ma tenue ? De l’ensemble jean ? Des collants ?

Dans le bus, je me suis installée face à un couple dans la cinquantaine. L’homme s’est mis à loucher sur mes jambes. Des hommes debout m’observaient. Ça m’a fait une drôle d’impression. Là, j’ai pris conscience de la SENSATION des collants contre mes jambes et mon ventre. Je me sentais enveloppée dans une matière incroyablement douce et chaude. Oublié ce que j’avais ressenti à huit ans. Je me rendais compte que c’était sensuel. Une sensualité à laquelle je ne voulais pas m’abandonner, parce qu’elle me troublait.

Comme tous les matins, Cynthia m’attendait près de la grille. Nous étions très différentes l’une de l’autre, elle était aussi rousse que j’étais blonde, plus fine que moi, plutôt expansive, alors que j’étais réservée.

Nous nous sommes souri en constatant que nous avions respecté notre promesse ; nous nous sommes examinées. Contrairement à moi, Cynthia avait gardé les jambes nues. Un essaim de garçons est venu nous tourner autour. Ils nous lançaient des vannes et des compliments.

Je m’absorbais dans la sensation que me procuraient les collants. J’avais l’impression d’être enrobée dans une main extraordinairement douce. Mais aussi caressée dès que je bougeais. Le moindre mouvement me provoquait un agacement de nerfs dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. Je voulais me concentrer sur mon travail. Mais j’avais beaucoup de mal.

A la récréation de dix heures, Cynthia et moi faisions ce que nous appelions « l’état des lieux ». Nous nous rendions au bâtiment B : il n’y avait personne dans les couloirs, ni surtout dans les toilettes.

Le jeu entre nous a commencé le jour où, dans ces toilettes du bâtiment B, elle m’a dit : « J’ai un string sous mon pantalon. » Je lui ai répondu : « Je meurs d’envie de le voir. » Elle a baissé son jean. Elle portait bien un string dessous ; une tache s’élargissait sur la dentelle rouge… là où c’était bombé. Elle m’a dit : « Montre-moi ce que tu as dessous… » J’ai baissé mon pantalon, moi aussi.

Nous étions deux belles petites hypocrites. Elle m’a dit : « Tu ne veux pas me gratter, le tissu me démange…  » Je l’ai grattée par-dessus le tissu, elle debout dans la cabine, moi accroupie. Je n’ai pas été surprise quand elle m’a dit : « Descends le string et gratte-moi dessous… Le tissu m’a mise à vif… »

Ça m’a fait un choc, la première fois, quand j’ai descendu son string pour découvrir sa fente. Curieuse de ce que j’avais entre les jambes, je me regardais souvent. Je calais un miroir entre mes cuisses, m’ouvrais avec les doigts… Mais cette fois, je voyais le sexe d’une autre fille. Un liquide visqueux suintait entre ses grandes lèvres toutes molles, dépliées.

Nous n’avions pas fait attention à l’heure. La cloche a sonné au moment où Cynthia s’asseyait sur le siège des toilettes, tirait sur ma culotte… Nous nous sommes rhabillées en vitesse car nous avions peur de notre prof de sciences naturelles, une mégère qui nous punissait pour le moindre retard.

Depuis, deux ou trois fois par semaine, nous nous tripotions dans le même W.-C. Nous n’étions pas les seules à pratiquer ces jeux. Les autres filles de l’établissement en faisaient autant…

Ce jour-là, nous venions de nous installer dans une cabine des toilettes, quand Cynthia m’a déclaré :

— Oh là, là (cette exclamation lui servait à exprimer toutes ses émotions : colère, chagrin, déception, joie…), tu es trop belle avec tes collants. Montre-moi sous ta jupe…

Impatiente (le temps nous était compté), elle a remonté ma jupe jusqu’à la taille en la roulant à partir de l’ourlet.

— T’as pas mis de culotte sous ton collant, petite cochonne !

Elle m’a tenu tout un discours : je n’avais rien pour absorber ma mouille, on voyait mes poils et aussi mes lèvres toutes gonflées, à travers le nylon. A ce moment-là, j’ai réalisé à quel point c’était excitant de porter un collant.

— Attends, a-t-elle ajouté, moi aussi, j’ai une surprise pour toi…

Elle a grimpé sur la cuvette des W.-C., soulevé sa jupe. Fesses nues, elle m’exhibait un pubis glabre, avec un double bourrelet débarrassé des soyeux poils roux qui l’encadraient habituellement.

— Tu veux me voir pisser ? Je sais que tu aimes ça…

C’était un autre de nos jeux. On pissait l’une après l’autre. Ça nous excitait de voir l’urine jaillir en un flot dru, qui se réduisait, à la fin, à un filet.

Mais ce jour-là, je m’en désintéressais. J’étais tendue, je tremblais, tous mes sens étaient en alerte. J’ai regardé ma montre. Le sentiment d’urgence, qui ne me quittait jamais dans nos moments de récréation, m’a fait aller droit à l’essentiel…

— Puisque tu ne veux rien faire pour moi…

J’ai plaqué mes doigts contre mon bas-ventre. Le lycra était humide sur une large zone. Ça m’a procuré un degré d’excitation supplémentaire de sentir la mince frontière de tissu entre mes doigts et ma peau. Ça m’arrivait souvent de me toucher… Ce contact direct, je le connaissais bien, mais la barrière de nylon introduisait un nouvel élément qui me faisait fantasmer. Je percevais ma chair, sa texture, sa chaleur, à travers la matière soyeuse, légèrement électrique du collant.

Je suis descendue plus bas, pour caresser mes cuisses. C’était une volupté sans nom de caresser ma peau gainée par le collant…

— Attends, je…

Comprenant où je voulais en venir, Cynthia s’est penchée vers moi, mais il a suffi que je m’effleure, puis que je presse mes petites lèvres pour que ma jouissance explose dans mon ventre, ébranle tout mon corps… J’avais rarement joui aussi fort.

La cloche annonçait la fin de la récréation. Il n’y avait pas de temps à perdre. Cynthia avait fini de pisser. On n’avait plus le temps de sacrifier au rituel du nettoyage. J’ai attrapé un bout de papier, et en l’essuyant, j’ai juste fourré un doigt dans sa chatte pour qu’elle ne soit pas trop frustrée.

Quand j’ai pénétré dans la salle, la prof n’a pas manqué de me faire une remarque :

— Tu es rouge comme une tomate, Marie-Anne…

 

Si elle avait su pourquoi !

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Samedi 30 juin 6 30 /06 /Juin 22:00

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